Il y a une inquiétude que je rencontre de plus en plus souvent chez les jeunes que j’accompagne.

Une peur qui ne concerne pas seulement leur vie personnelle, leurs études ou leur avenir professionnel.

C’est une inquiétude beaucoup plus vaste.

Celle de l’avenir de notre planète.

Réchauffement climatique.
Incendies.
Sécheresses.
Inondations.
Disparition de certaines espèces.
Informations alarmantes qui se succèdent…

À force d’entendre que la planète va mal, certains jeunes finissent par ne plus simplement s’inquiéter pour l’environnement.

Ils commencent à avoir peur de leur propre avenir.

« Dans quel monde vais-je vivre ? »
« Est-ce que j’ai encore le droit de faire des projets ? »
« Est-ce raisonnable d’avoir des enfants ? »
« Et si tout empirait ? »

Cette inquiétude porte un nom :

L’ÉCO-ANXIÉTÉ

 QUAND L INQUIÉTUDE POUR LA PLANÈTE ENVAHIT LE QUOTIDIEN

Se préoccuper de l’environnement est naturel.

L’éco-anxiété apparaît lorsque cette préoccupation prend tellement de place qu’elle commence à peser sur le quotidien.

Le mental anticipe.

Il imagine ce qui pourrait arriver dans 10, 20 ou 30 ans.

Et le corps, lui, peut réagir comme si cette menace était déjà présente.

Boule au ventre.
Oppression.
Difficultés à dormir.
Pensées qui tournent en boucle.
Sentiment d’impuissance.
Tristesse.
Colère.
Culpabilité.

Chez certains jeunes, une question revient souvent :

« À quoi bon construire mon avenir si je ne sais même pas à quoi ressemblera le monde demain ? »

C’est là que l’éco-anxiété peut devenir particulièrement difficile à vivre.

Parce qu’elle touche quelque chose d’essentiel :

LA CAPACITÉ À SE PROJETER, À RÊVER ET À CONSTRUIRE SON AVENIR.

RETROUVER UN PEU D’ESPACE À L’INTÉRIEUR

Apaiser l’éco-anxiété ne signifie pas fermer les yeux sur ce qui se passe dans le monde.

Il ne s’agit pas de dire :
« Ne t’inquiète pas, tout ira bien. »

Il s’agit plutôt d’apprendre à faire une différence entre ce qui se passe aujourd’hui et tout ce que notre esprit imagine pour demain.

Parce que lorsque le cerveau reste constamment tourné vers un avenir inquiétant, le corps peut rester en état d’alerte.

Alors parfois, revenir au présent devient essentiel.

Qu’est-ce qui est là, maintenant ?

Qu’est-ce que je peux réellement maîtriser ?

Sur quoi puis-je agir, à mon échelle ?

Et surtout :

QU’EST-CE QUI M’APPARTIENT… ET QU’EST-CE QUI EST TROP GRAND POUR ÊTRE PORTÉ SEUL ?

On peut être sensible à l’avenir de la planète sans porter le poids du monde sur ses épaules.

On peut agir sans vivre continuellement dans la peur.

Et on peut continuer à avoir des projets, à aimer, à construire, à rêver…

même dans un monde incertain.

EXERCICE

Si tu sens que les informations sur le climat ou l’avenir de la planète commencent à t’envahir, prends quelques instants.

Pose les pieds au sol.

Prends une respiration lente.

Puis regarde autour de toi et ramène doucement ton attention vers ce qui existe ici, maintenant.

Demande-toi :

« Qu’est-ce qui est réellement présent aujourd’hui ? »

Puis :

« Qu’est-ce qui dépend de moi aujourd’hui ? »

Choisis une seule chose.

Un geste.
Une action.
Une décision.

Quelque chose qui a du sens pour toi et qui reste à ta portée.

Puis autorise-toi à déposer, pour aujourd’hui, tout ce que tu ne peux pas contrôler.

Tu n’as pas besoin de porter l’avenir tout entier pour prendre soin du monde.

🌿 À RETENIR

JE PEUX PRENDRE SOIN DU MONDE SANS PORTER LE POIDS DU MONDE.